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| L'Abbaye Royale, un patrimoine mondial |
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Page 1 of 3 There are no translations available. L'Abbaye Royale de St-Jean d'Angély, inscrite au patrimoine mondial, fut une étape importante sur le chemin de Compostelle et un établissement de première ampleur, dont l'histoire a été bien mouvementée. L'origine, la légendeNous sommes en 817, Pépin, roi d'Aquitaine, le petit-fils de Charlemagne a fait sa résidence à Angeriacum, il y a un palais, il chasse avec les siens dans la forêt d'Essouvert. Un jour, il part vers l'Ouest, vers Angoulins, avec ses hommes d'armes, il fait bataille là-bas, contre des envahisseurs, il gagne, seuls vingt de ses hommes sont morts.
La nuit, Pépin fait un songe, une voix lui dit d'aller vers la mer accueillir un moine qui revient d'Alexandrie, porteur du chef de St Jean le Baptiste. Il y va, avec ses hommes, le moine Félix est avec la précieuse relique. Il la pose sur les corps des soldats morts, qui ressuscitent à l'instant. Pépin rentre à Angeriacum, et décide d'y construire devant son château une abbaye bénédictine pour abriter et célébrer la relique.
Pèlerinage à l'origine déjà : Félix le moine était parti comme pèlerin en Terre Sainte. Et lui aussi fut averti en songe d'aller prendre le chef du Baptiste et de le ramener en Aquitaine.
Mais dès 860, la jeune abbaye est ravagée par les Normands qui remontent les rivières de l'océan et sèment la désolation sur les territoires. On ne reconstruit sur les ruines qu'à compter de 960. Entre temps, la relique a été perdue. Peu après l'an mil, Guillaume le Grand, duc d'Aquitaine agrandit et embellit l'abbaye. Placée bientôt sous la coupe de Cluny, elle en deviendra la seconde "filiale", contrôlant à partir de St-Jean d'Angély plus de cent prieurés et établissements monastiques. L'abbaye et sa relique qu'on a judicieusement retrouvée, feront la fortune de la ville, qui devient une étape importante du chemin de St-Jacques.
Un incendie la détruira en 1234. Elle sera relevée peu après et ce sera une immense abbatiale au style anglais qu'on érigera, une des plus grandes de la chrétienté d'alors. Destruction encore au XVIe siècle, par les Angériens eux-mêmes ayant épousé les thèses de la Réforme. L'abbaye est enfin reconstruite au XVIIe sous l'égide de la Congrégation de St-Maur. On rebâtit au XVIIIe siècle une nouvelle abbatiale de style baroque, qui ne sera jamais terminée, à cause du manque d'argent et de la Révolution. |