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| Le cognac, passion et dynamisme |
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Page 1 de 2 Depuis des générations, des vignerons passionnés ont su créer un produit vraiment authentique, à la fois ancré dans la tradition et porteur d'innovation. Les gestes, de la vendange à l'alambic
L'alambic charentais et la double chauffeL'alambic qu'on utilise, inchangé depuis le XVIIe siècle, est d'inspiration arabe, il est arrivé sans doute à l'époque des Croisades. C'est avec la double distillation ou double chauffe, qu'on invente vraiment le cognac.
Durant les mois d'hiver, les "chauffes" réclament l'attention de tous les instants, celui qui distille sait les gestes et les moments, c'est lui qui va "charpenter" le futur cognac.
Après fermentation, le nouveau vin est mis en chaudière et porté à ébullition, les vapeurs d'alcool se dégagent, passent dans le col de cygne de l'alambic, serpentent dans la "pipe", le bassin réfrigérant. Elles se condensent, s'écoulent : c'est le "brouillis", un liquide un peu trouble qu'on remet dans la chaudière, pour la bonne chauffe.
C'est là qu'on va trier, "faire la coupe" entre les différentes substances. Les "têtes" de bonne chauffe qui s'écoulent d'abord, à fort degré d'alcool, sont écartées. Le "coeur" est limpide, il fera le cognac. Puis viennent les "secondes" qu'on réutilise dans un brouillis pour une nouvelle distillation. Les hommes du cognac veillent et surveillent la chauffe, ils interviennent au bon moment. Leur enfant est prêt pour bien grandir et bien vieillir. |