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| Macqueville, le village rayonnant |
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Il est des villages de taille modeste où l'espace bâti vous semble, à le parcourir, presque urbain. Croisements, rues où vous tournez, sensation parfois d'être perdu... D'un îlot initial, le village a rayonné.
Macqueville, au coeur des terres à vigne, est de ceux-là. Près de l'église, vous marchez dans les rues, elles s'entrecroisent et si le temps a rendu une des rues plus importantes, toutes ont le même caractère, de "faire le tour".
On fait le tour en marchant d'îlots construits : tout autour d'un vague carré ou rectangle que les rues délimitent, les maisons bordent les voies, souvent par leur façade. Le village a grandi à partir d'un îlot d'origine : à Macqueville, c'est celui qui englobe l'église romane. D'autres îlots se sont ensuite juxtaposés au premier, tressant ainsi l'espace du village.
Un îlot, c'est deux ou trois grands ensembles de bâtiments, et le plus souvent l'intérieur de l'îlot n'est pas bâti. Parfois, en vous faufilant, vous découvrez des petites impasses qui donnent accès à son centre.
Le développement s'est fait à Macqueville à partir d'une basse-cour. Non pas celle des volailles ! A l'origine, la basse-cour désigne une zone enceinte par une fortification. Dans l'îlot initial, les maisons font corps, elles se protègent les unes les autres, elles protègent leurs habitants et la cour intérieure.
Comprendre l'histoire aide parfois à resituer le présent. La structure urbaine de protection a fait ces périmètres fermés, qu'on a tendance à lire aujourd'hui dans notre société ouverte comme un repli sur soi. Pourtant, passez ces magnifiques portails qui font limite, entrez dans l'îlot, et ce sera comme un village intérieur, des hangars ouverts, des espaces qui s'articulent et en fond de cour, la maison qui vous accueille et dont on sent bien qu'elle sera vraiment un abri. |