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| Les scènes de l'imaginaire médiéval |
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Page 1 de 5 A côté de grandes compositions, les sculpteurs romans ont parsemé les églises de visages, de monstres, de personnages, de scènes parfois pittoresques, parfois cocasses, parfois libertines. C'est un vaste témoignage de l'imaginaire de l'époque, qu'il vous faudra dénicher lors de votre visite sur les modillons dans les hauteurs ou les replis du bâtiment.
Pour l'homme médiéval, le monde est pétri de ce qu'on qualifie aujourd'hui de merveilleux, de magie, d'histoires étranges, de miracles... L'imaginaire de l'époque romane, nous le percevons avec nos références d'aujourd'hui, comme un voyage, une plongée justement merveilleuse dans un monde radicalement différent, et pourtant si proche au fond de toute la permanence humaine.
Dans ce parcours, vous n'avez que l'embarras du choix pour puiser d'un regard telle ou telle figure, dans la multiplicité que la plupart des églises dévoilent. Par quoi commencer ? Par l'amour bien sûr, et par Aulnay, le joyau roman des Vals de Saintonge.
Vous descendez maintenant par de petites routes entre Saintonge et Poitou, voici Les Eduts, une ruelle en courbe, une placette et quelques arbres pour l'ombre, l'église ancienne qu'on voit, qu'on pourrait prendre dans la main, une façade simple, et, parmi les modillons, ce visage d'homme, quelques traits minimes pour la barbe et la moustache, des lèvres au bord de la parole : les pierres romanes sont truffées de ces visages à jamais inconnus, dont la mémoire des hommes a perdu trace. Vous êtes là, et à dix siècles de distance presque, vous aimeriez doucement lui parler. |